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Sénégal : Le M23 joue sa crédibilité cet aprés midi.
Le mouvement du 23-juin (le M23) est-il mort ? Créé dans l'objectif d'empêcher le président Abdoulaye Wade (86 ans officiellement, aupouvoir depuis 2000) de se présenter au scrutin du 26 février pour un troisième mandat, le M23 devait rassembler ses troupes, mardi 31 janvier, à Dakar, quatre jours après un précédent meeting sèchement dispersé par les forces de sécurité. Le M23 ou l'alliance de la carpe et du lapin ? Depuis, le Conseil constitutionnel a brisé les derniers espoirs de l'opposition. Elle ne dispose plus d'aucun recours légal pour contester la validité de la candidature de M. Wade, mise en doute par de nombreux juristes. Reste la rue. Mais large et divisé, le front contestataire cherche une stratégie pour contrer un président vieillissant mais toujours expert en chausse-trape, à tel point que certains n'hésitent plus à enterrer le M23, y compris en son sein. A ce titre, la manifestation de mardi à Dakar devait être un test. Dans une ville de plus d'un million d'habitants qui lui est politiquement acquise, le M23 n'avait réuni, vendredi, que quelque milliers de manifestants. Insuffisant pour faire reculer un président au cuir durci par vingt-six années d'opposition. D'autant que les rodomontades des chefs du M23, qui, sur l'estrade, promettaient de transformer la place de l'Obélisque en " Tahrir sénégalais ", en référence au foyer de la contestation égyptienne, s'évanouirent d'un seul tir de gaz lacrymogène de la police. En moins d'une demi-heure et quelques jets de pierre, la place avait été " nettoyée ". Le M23 va-t-il parvenir à mobiliser ? Cheikh Bamba Dieye (47 ans) n'est guère optimiste. Le benjamin des candidats à la présidentielle, maire de Saint-Louis et membre du M23 ne cache plus son exaspération. " Le M23 est divisé entre les partisans d'une confrontation directe avec le pouvoir, dont je fais partie, et ceux qui ne défendent que leurs propres intérêts, se voient déjà présidents ou bien sont prêts à virer de bord à la première occasion, s'insurge-t-il. Notre génération à des comptes à régler avec tous ceux qui se sont payés notre tête depuis l'indépendance. " Y compris donc, sans les nommer, avec des membres influents du M23 tels que les anciens ministres de M. Wade (Idrissa Seck, Macky Sall,Cheikh Tidiane Gadio...) passés dans l'opposition après leur disgrâce présidentielle. C'est vrai aussi vis-à-vis des " mammouths " Ousmane Tanor Dieng et Moustapha Niasse, qui se disputent l'héritage socialiste de Léopold Sédar-Senghor, le père de l'indépendance sénégalaise, au pouvoir de 1960 à 1980. La composante politique du M23 est donc écartelée entre, d'une part, les transfuges dont la fidélité pose question – au-delà de leurs ressentiments partagés envers Abdoulaye Wade, l'homme qui les a faits avant de les rejeter – et, d'autre part, les opposants idéologiques au président libéral qui s'entre-tuent. Entre les deux : les jeunes et la société civile, plus radicaux mais inorganisés. " La position des membres politiques du M23 relève de la schizophrénie ", regrette Cheikh Bamba Dieye. Alliés au sein du M23, beaucoup seront concurrents, parfois ennemis déjà, dès que la campagne sera officiellement lancée, le 5 février. " Le M23 ne participe pas à la campagne électorale, son but est d'empêcher la candidature de Wade ", défend le socialiste Moustapha Niasse (72 ans). " Les politiques traditionnels torpillent le M23 en le noyant dans des discussions sans fin, stériles en terme de mobilisation ", confie un membre important du mouvement. En face, le pouvoir se frotte les mains malgré un front social agité et une conjonction d'insatisfactions individuelles qui irrigue un fleuve anti-Wade. " Treize candidats contre Wade, cela facilite le travail ", savoure le porte-parole de la présidence, Souleymane Ndéné Ndiaye, qui feint de s'étonner " de ne pas voir les leaders à la pointe du combat dans la rue mais d'y envoyer les enfants d'autruiaffronter les forces de l'ordre ". Retranché derrière la décision du Conseil constitutionnel, il avertit que le pouvoir ne tolèrera pas de dérapages " insurrectionnels ". Le coordonateur du M23, Alioune Tine, n'est pas un révolutionnaire. Pourtant, il a passé deux jours à la direction des investigations criminelles (DIC), convoqué comme témoin dans la mort d'un policier en marge du meeting du 27 janvier. Les autres organisateurs savent que la colère d'Abdoulaye Wade pourra s'abattre sur eux. Oseront-ils ? ON va vite voir !

Alain Juppé ou le bretteur sans cause !
Il y a plus d'un an, Fillon et Juppé devisaient ensemble de la chute de popularité de Sarkozy. Fillon pensait cependant que cela ne lui laissait pas beaucoup de chances de présenter sa candidature. « A moins que sa chute soit extrêmement rude, car Sarkozy est tellement orgueilleux qu'il n'acceptera pas de perdre « . Ce à quoi Juppé répondit « François, tu n'y es pas du tout. Nicolas est tellement orgueilleux qu'il n'envisage même pas qu'il puisse perdre « . L'élection présidentielle, par ailleurs fort compliquée, implique aussi une arithmétique simple : il faut rassembler toutes les voix de son camp. Il fallait donc séduire ce grand notable du chiraquisme et ce d' autant plus que Sarkozy a humilié, écarté ou détruit toute une série de Ministres. Il n'a pratiquement plus de grosses pointures à son service. Juppé à Kano, au Nigeria. Dans un mélange d'admiration et de volonté de le rabaisser, Nicolas Sarkozy a longtemps moqué « le grand Alain Juppé ». Une manière de rappeler que Chirac qualifiait Juppé ( et non Sarkozy ) de « meilleur d'entre nous . C'est pourtant lui que le Président a envoyé au charbon jeudi soir, face à François Hollande. Juppé a contribué de manière décisive à la victoire de Jacques Chirac en 1995, puis en 2002. Alors, quand les vents sont mauvais, c'est comme un réflexe, on se tourne vers ce grand fauve expérimenté de la droite française... Le chef de l'Etat doit s'en mordre les doigts. Passée une entrée en matière qui laissait augurer que son ministre des Affaires étrangères n'avait rien perdu de sa superbe, il s'est très vite éteint, faisant preuve d'un manque de combativité relevant quasiment de la « faute professionnelle ». Hollande a pourtant eu la courtoisie de ne pas l'attaquer sur la personnalité du président de la République ou sur le bouclier fiscal considéré comme une « erreur » par le maire de Bordeaux. Juppé n'a jamais été convaincu par le sarkozysme. Homme d'Etat et serviteur de la France, il est certes là où il est par goût du pouvoir, mais aussi pour permettre au pays « de tenir son rang» ( à travers lui, bien sûr...) sur la scène internationale. En août 2010, pressé par Sarkozy d'entrer au gouvernement, mais ne croyant déjà guère dans les chances de ce dernier d'être réélu, l'ancien Premier ministre de Chirac lui avait lancé: « Ai-je intérêt à monter sur le Titanic ? » Finalement Juppé avait posé ses conditions avant d'accepter le poste de Ministre des Affaires Etrangères. « Nicolas, il faut bien que tu te mettes bien dans la tête que je ne porterais pas ton cartable « avait insisté Juppé. Sarkozy avait alors tout promis et, pour prouver sa bonne volonté, il avait nommé Guéant, accusé de mener en sous main main la politique étrangère depuis l'Elysée, Ministre de l'intérieur. Hélas pour Juppé, il a vu apparaître des conseillers officieux en politique étrangère aussi nocifs que BHL pour la Libye ou des hurluberlus ( sur le plan diplomatique s'entend ! ) comme Aznavour sur l'Arménie et la Turquie. Fallait il monter sur le Titanic ? Cette question, Alain Juppé a donné le sentiment, face à Hollande, de toujours se la poser... Lorsque le terme « Sarko » lui a échappé alors qu'il parlait du chef de l'Etat, on a compris le degré de considération dans lequel il tient son « patron ». Enfin ces mots dévastateurs et démobilisateurs quand Juppé a lâché à son adversaire: « On verra ce que vous ferez »... Sous-entendu, une fois à l'Elysée. Une erreur de débutant ? Pas le genre de la maison Juppé. Plutôt l'aveu chez ce pur politique que la partie est déjà pliée. Chez Sarkozy la prestation de Juppé, comme les mauvais sondages, sont considérés comme des friandises. Souhaitant remobiliser ses troupes, le Président a réuni tous les élus de l'UMP à l'Elysée. Devant ses troupes médusées, il a lancé hilare : « Je suis le suicidaire le plus heureux de France « Youpi !

Cameron raille la taxe Tobin de Sarkozy
Le Premier ministre britannique, David Cameron, a raillé lundi la décision de Nicolas Sarkozy d'instaurer unilatéralement une taxe sur les transactions financières, estimant que grâce à cette mesure, le Royaume-Uni accueillerait "de nombreuses banques françaises". "Je trouve incroyable que l'on puisse faire cela", a déclaré M. Cameron à propos de la décision de M. Sarkozy d'instaurer cette taxe sans attendre ses partenaires européens. "Au moment où nous nous battons pour l'emploi et la croissance, faire quelque chose qui coûterait un si grand nombre d'emplois me paraît extraordinaire", a-t-il dit lors d'un point de presse en marge d'un sommet des 27 pays de l'Union européenne à Bruxelles. "Et, dans un sain esprit de compétition avec la France, si la France instaure une taxe sur les transactions financières, notre porte sera ouverte et nous pourrons accueillir au Royaume-Uni beaucoup plus de banques et d'entreprises françaises, et notre économie se développera", a ironisé M. Cameron. "Je suis plein d'admiration pour Nicolas" Tout en notant qu'ils étaient en désaccord sur certains sujets, il a qualifié le président français d'"homme remarquable" et rappelé leur collaboration lors de la guerre en Libye. "Je souhaite le meilleur à mon ami Nicolas", a-t-il ajouté, en réponse à une question pour savoir si, comme la chancelière allemande Angela Merkel, il ferait campagne pour la réélection de M. Sarkozy. "Je suis plein d'admiration pour Nicolas. De temps en temps il dit une chose avec laquelle je ne suis pas d'accord, comme lorsqu'il a dit que la Grande-Bretagne n'a pas d'industrie, alors que nous avons un secteur industriel supérieur à celui de la France", a-t-il ajouté. M. Cameron faisait allusion à des propos tenus dimanche soir par M. Sarkozy lors de son interview diffusée par les chaînes de télévision françaises. "On peut parler du Royaume-Uni avec plaisir, au Royaume-Uni, ils n'ont plus d'industrie !", avait lancé le président français. Les relations entre les deux hommes se sont tendues ces derniers mois. Le sommet de l'UE de fin octobre avait déjà été l'objet d'une franche explication entre eux, M. Sarkozy s'agaçant en pleine réunion que M. Cameron donne des leçons à la zone euro sur la conduite à tenir.

L'ancienne voiture d'Obama à 1 million de dollars sur eBay
La Chrysler 300C conduite par le président des États-Unis lorsqu'il était sénateur de l'Illinois rejoint le palmarès des ventes insolites avec la Peugeot 504 de Mahmoud Ahmadinedjad ou la Golf de Benoît XVI. Ce qu'a conduit le président des États-Unis vaut de l'or. L'ancienne voiture de Barack Obama a été mise en vente aux enchères il y a quelques jours sur eBay avec un prix de départ d'un million dollars. La somme est astronomique pour ce véhicule, une Chrysler 300C, conduit par le président des États-Unis entre 2004 et 2007 lorsqu'il était sénateur de l'Illinois et candidat à l'élection présidentielle. Le futur président des États-Unis, qui disposait du véhicule dans le cadre d'un contrat de leasing, aurait parcouru 38.000 kilomètres avec. Les acheteurs potentiels ont jusqu'au 1er février pour renchérir. Rien ne semble trop cher au royaume des passionnés. En mai 2005, une Golf 5 portes avec 75.000 kilomètres au compteur, mise en vente sur eBay, avait été vendue 188.938,88 euros. Elle avait appartenu à un certain cardinal Joseph Ratzinger (le futur pape Benoît XVI). En novembre 2010, c'est la Peugeot 504 du président iranien Mahmoud Ahmadinedjad qui a été vendue aux enchères 1,5 million de livres sterling. Le bénéfice de la vente a été reversée à une association pour les personnes sans toit de son pays. Et en 2009, les sommets ont été atteints avec la revente de la Mercedes 770K d'Adolf Hitler à bord de laquelle le dictateur paradait lors des défilés du régime nazi. Celle-ci avait été rachetée par un milliardaire russe entre 4 et 10 millions d'euros, selon la presse allemande de l'époque.




























